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Le camu-camu ou Myrciaria dubia est le fruit d'un arbre du même nom, originaire de la forêt amazonienne, appartenant à la famille des Myrtacées, qui pousse le long des rivières.
C'est un petit fruit acidulé à la pulpe juteuse, ressemblant à une prune, de couleur rose, rouge ou jaune, qu'affectionnent particulièrement les populations amazoniennes, et ce depuis l'époque précolombienne. Il est souvent transformé en jus, en purée ou en pulpe pour être utilisé dans la production de boissons, de desserts, de compléments alimentaires et d'autres produits alimentaires où son goût acide peut être ajusté ou atténué.
Au-delà de ces aspects gustatifs et visuels, c'est aussi l'un des fruits les plus chargés en vitamine C et, depuis plus de 50 ans, ses multiples bienfaits en font un superaliment de plus en plus prisé.
Fruit emblématique de l'Amazonie, le camu-camu est consommé depuis des siècles par les communautés locales de l'Amazonie pour ses qualités nutritives et thérapeutiques exceptionnelles.
Parmi ses utilisations ancestrales les plus souvent rapportées :
Le camu-camu présente un profil nutritionnel remarquable qui justifie l'intérêt scientifique croissant qu'il suscite.
Sur le plan nutritionnel, le camu-camu se distingue par sa concentration exceptionnelle en vitamine C. Il contient en moyenne entre 2 000 et 3 000 mg de vitamine C pour 100 g de pulpe fraîche — soit environ 50 fois plus que dans une orange et 20 fois plus de vitamine C que l'acérola.
Cette caractéristique a longtemps éclipsé le reste de sa composition. Le camu-camu fournit plus de polyphénols antioxydants que tout autre fruit connu en Amérique du Nord et du Sud (notamment les flavonoïdes et les acides phénoliques), mais aussi des acides organiques, des minéraux tels que le potassium, le magnésium et le calcium, des vitamines du groupe B et des acides aminés.
Cette richesse nutritionnelle lui confère de nombreuses vertus :
En mangeant, en respirant, nous fabriquons en permanence des particules très réactives et potentiellement toxiques, appelées radicaux libres ou espèces réactives de l'oxygène (ROS). Les antioxydants sont des substances ou molécules qui neutralisent les radicaux libres en se couplant avec eux.
Un excès de radicaux libres est source de stress oxydant. Celui-ci augmente le risque de dommages à l'ADN des cellules et accélère le vieillissement corporel. Il est donc très important de maintenir les radicaux libres à des niveaux bas et sains pour promouvoir la santé globale et éviter les maladies. D'un point de vue antioxydant, le camu-camu se surpasse.
Le pouvoir antioxydant du camu-camu a été évalué par bien des recherches comme étant le plus élevé de tous les fruits amazoniens. Les taux élevés de vitamine C (principal contributeur à l'activité antioxydante totale) et le riche mélange d'anthocyanes, de polyphénols, d'acide ellagique et de caroténoïdes du camu-camu en font un fruit auquel aucun autre fruit ne peut se comparer.
De plus, des tests en laboratoire confirment que son activité antioxydante dépasse celle des comprimés de vitamine C, offrant une protection supérieure contre le stress oxydant — moteur principal du vieillissement, de l'inflammation chronique et des maladies dégénératives.
À court terme, l'inflammation est une réponse saine de l'organisme à une blessure ou à une infection, et les symptômes ressentis restent locaux. L'inflammation présente un danger pour l'organisme lorsqu'elle dure longtemps. Il a été démontré que l'inflammation chronique joue un rôle dans de nombreuses pathologies modernes, comme le diabète et l'arthrite.
L'acide ellagique, un antioxydant de la famille des polyphénols, en synergie avec les autres composés bioactifs du camu-camu, dont la vitamine C, semble jouer un rôle clé dans la régulation de la réponse inflammatoire.
Dans une étude clinique japonaise menée par Inoue et al. (2008) auprès de fumeurs, la consommation quotidienne de jus de camu-camu pendant 7 jours a montré une baisse plus marquée des marqueurs de stress oxydant et des marqueurs inflammatoires par rapport au groupe ayant reçu de la vitamine C isolée. Cette différence suggère que les composés phénoliques du fruit jouent un rôle actif dans les effets observés.
Le collagène est la protéine la plus abondante du corps. Il agit comme une sorte de "colle biologique" (d'où son nom) qui maintient les tissus ensemble. Il est présent surtout dans : la peau, les os, les tendons et ligaments, les cartilages, les vaisseaux sanguins.
Il agit comme :
Des fruits très riches en vitamine C et polyphénols (comme le camu-camu) sont intéressants car :
En 2024, une équipe de recherche de l'Université Laval a démontré les effets bénéfiques du camu-camu sur la maladie du foie gras non alcoolique, qui touche plus de sept millions de personnes au Canada. Ce fruit exotique permet de diminuer le taux de graisse hépatique.
Durant une étude clinique randomisée de 12 semaines, une trentaine de personnes atteintes de stéatose hépatique non alcoolique ont pris un extrait de camu-camu ou un placebo.
Une diminution de 7,43 % des lipides hépatiques a été observée lorsque les participants de l'étude prenaient l'extrait de camu-camu ; cette amélioration s'accompagnait d'une baisse des enzymes hépatiques, marqueurs de souffrance du foie. Par contre, on a vu une augmentation de graisse hépatique de 8,42 % lorsqu'ils prenaient le placebo.
Le mécanisme semble impliquer une modulation du microbiote intestinal et une réduction du stress oxydant hépatique.
Cette piste ouvre des perspectives intéressantes pour la prise en charge nutritionnelle de la stéatose hépatique, pathologie en forte progression dans les pays occidentaux.
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